Männerfreundschaften

Männerfreundschaften

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Langue DE
Sous-titres DE, EN, ES, FR, AR, PT, RO, RU
Genre Dokumentarfilm
Pays Allemagne
Année 2018
Réalisation Rosa von Praunheim
Avec Matthias Luckey, Tobias Schormann, Thomas Linz, Petra Hartung, Max Conrad
Production Rosa von Praunheim Filmproduktion (Berlin)
Longueur 85 minutes

Joyeux 80e anniversaire, Rosa von Praunheim !

25 novembre

La place de Rosa von Praunheim dans le cinéma allemand est incontestablement unique. Activiste de la première heure du mouvement LGBT en Allemagne, il sait allier autobiographie, vie publique et œuvre cinématographique comme personne. Personnage public controversé, il est aussi chevalier de l’ordre national du mérite, cinéaste infatigable, essayiste, metteur en scène au théâtre, écrivain, et, jusqu’à 2006, professeur de réalisation cinématographique. Il est considéré comme un des grands représentants du film allemand postmoderne en matière de documentaire, de film d’auteur, de cinéma expérimental et, bien sûr, en tant que pionnier du cinéma queer. Si sa caméra peut sembler tapageuse et amatrice et si ses films dépassent les limites du bon goût conventionnel, c’est par choix. Son œuvre comprend plus de 150 courts et longs-métrages, livres, pièces radiophoniques et pièces de théâtre, vidéos et formats courts pour la télévision. 

Né en 1942 à Riga sous le nom de Holger Mischwitzky, Rosa von Praunheim grandit près de Berlin et à Francfort. C’est en 2000 qu’il apprend qu’il a été adopté. En 2006, il documente ses recherches sur ses origines dans un film éminemment personnel Meine Mütter - Spurensuche in Riga.

En 1961, Rosa von Praunheim, de son nouveau nom, commence un cursus de peinture. Lors du mouvement étudiant, il interrompt ses études, travaille sur des films expérimentaux, des séries photos et des manifestes. En 1967 sort son premier court-métrage : Von Rosa von Praunheim. Tourné avec un budget restreint et des comédiens amateurs, son premier long-métrage, Die Bettwurst (Chéri, chéri 1970), devient rapidement culte dans le milieu queer. La même année sort son film précurseur Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation in der er lebt (Ce n’est pas l’homosexuel qui est pervers mais la société dans laquelle il vit). Celui-ci provoque de véritables remous et Rosa von Praunheim devient du jour au lendemain l’icône du mouvement LGBT allemand.

L’homosexualité et son histoire restent les sujets de prédilection de son œuvre avec notamment Der Einstein des Sex (L’Einstein du sexe, 1999), Männer, Helden, schwule Nazis (2004) et Berlin Callboys (2012) pour n’en citer que trois. Dans les années 1980, il s’empare également de la nouvelle de la propagation fulgurante du SIDA dans le tout premier film abordant le sujet Ein Virus kennt keine Moral (Un virus sans morale, 1986)

Parmi ses thèmes préférés, on trouve aussi les fortes personnalités de femmes comme dans Unsere Leichen leben noch (1981), les marginaux (Ich bin meine eigene Frau, 1992) avec et sur Charlotte von Mahlsdorf et, régulièrement, la ville de New York (Überleben in New York, 1989). 

À l’occasion de son 70e anniversaire en 2012, ses anciens élèves en cinéma Tom Tykwer, Robert Thalheim, Axel Ranisch, Chris Kraus et Julia von Heinz lui rendent un hommage très personnel avec le film Rosakinder. En son honneur, la chaîne RBB diffuse, sous le titre Rosas Welt, une série de courts-métrages du cinéaste d’une durée cumulée de 700 minutes. C’est une première à la télévision allemande : jamais auparavant un seul et même documentariste n’avait bénéficié d’un temps d’antenne aussi important.

En 2019, Rosa von Praunheim reçoit un prix pour l’ensemble de son œuvre lors du Pink Apple Festival à Zurich, le grand festival du film gay et lesbien. En 2020, le festival Max Ophüls Preis lui remet le prix d’honneur « pour ses mérites dans le cinéma germanophone et en tant que précurseur du mouvement LGBT en Allemagne de l’Ouest ».

Männerfreundschaften (2018), réalisation : Rosa von Praunheim

Goethe était-il homo ? Et ses contemporains ? Inspiré par le livre de Robert Tobin « Warm Brothers. Queer Theory and the Age of Goethe » (2000), Rosa von Praunheim s’intéresse à cette question et bien d’autres en mêlant scènes de fiction et scènes documentaires. Il ne s’agit pas d’une réinterprétation dogmatique, mais plutôt d’un nouvel espace de réflexion.

En 2018, il remporte le prix du meilleur long-métrage au Lichter Filmfest de Francfort. 

Image © missingFILMs

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